L'interview de la semaine :

Sébastien Petit, entraîneur de l'équipe sénior A

Raconte nous ton parcours dans le foot.

J'ai commencé à 8 ans à l'Aviron pendant 2 ans. J'ai poursuivi à l'Ast jusqu'en senior, avec une parenthèse de 3 ans aux Croisés de Bayonne.

Quel âge as tu ?

37 ans

Puis tu es devenu éducateur ?

J'ai commencé en donnant un coup de main à mon père à la belle époque avec notamment J. Martins Pereira. J'ai beaucoup aimé. J'ai également eu la génération des u18 actuels pendant 3 ans et depuis 2 ans, j'entraîne les seniors. La réserve l'année dernière car il manquait quelqu'un. Je me suis régalé avec notamment la génération des u19 PH et des joueurs avec lesquels j'avais joué. Cette année, on nous a proposé avec Nicolas Supera le joli challenge de l'équipe première.

A quelle place jouais tu ?

Avec mon gabarit, plutôt défensif. Milieu ou dans l'axe derrière.

Tes points forts et tes points faibles à l'époque ?

Mon point fort, c'était surtout mon jeu de tête et mon physique. Mon point faible, c'était la vitesse. Je compensais par l'expérience et le placement.

Tes idoles d'alors ?

La période de la coupe du monde 1998 avec Zidane et Deschamps. Sinon, j'ai toujours supporté les Girondins de Bordeaux.

Tu entraînes l'équipe A. Quels sont tes objectifs cette année ?

L'objectif principal est d'éviter la poursuite de la descente aux enfers que nous connaissons depuis 2 ans. On a fait une intersaison correcte. On a récupéré du monde avec des anciens joueurs qui sont revenus et qui évoluaient en première. Ils font du bien par leur expérience et leur état d'esprit.

L'objectif est de bien figurer cette année pour remonter en ligue sur 2/3 ans. On compte également sur l'apport des u18 actuels dans quelques années.

Que penses tu du début de saison ?

Début difficile. La mayonnaise commence à prendre. On le voit dans les résultats et surtout l'état d'esprit qui est irréprochable. Personne ne lâche et l'objectif viendra au fil des matchs.


Qu'est ce que tu souhaites améliorer aujourd'hui dans l'équipe ?

On prend beaucoup de buts. Il faudrait que l'équipe entière soit plus concentrée défensivement.
On est très joueur. C'est une qualité, mais aussi un défaut. Le secteur défensif est notre point faible.
Offensivement, on se crée beaucoup d'occasions et on commence à les concrétiser. On travaille beaucoup devant le but, et à force de travail, cela paie.

Quels sont tes souvenirs les plus marquants à l'AST ?

Mon meilleur est la victoire en Coupe des Landes en junior contre le Stade montois. L'équipe 1 du Stade montois évoluait au niveau national et 8 joueurs que l'on a affronté jouaient le we avant contre l'AS Monaco de Henry et Trezeguet. C'était en 1996 et on affrontait de très bons joueurs. On perdait 2/0 à la mi temps et on a finalement gagné 3/2.

Mon plus mauvais, ce sont les descentes. Sinon, peut être un match avec un gros souci avec l'arbitre qui a été agressé. C'était avec Tarnos contre Biarritz en seniors et en 2002. L'arbitre avait fait disjoncter le match et un de nos joueurs avait craqué et eu un mauvais geste sur l'arbitre. Cela restera un mauvais souvenir personnel et pour le club, car cette image reste et c'est très long de redonner une image positive du club.

Tu marquais quelques buts ?

Je marquais quelques buts de la tête sur corners. Sinon, je me souviens en cadets contre Parentis avoir marqué d'une trentaine de mètres en demi volée, presque en lunette. C'était un joli but.

Tu avais des habitudes fétiches ?

Non, mais j'étais très concentré dans le vestiaire, presque renfermé sur moi même. Je mettais souvent la serviette sur la tête pour rester dans ma bulle.

Pour finir, tes ambitions à plus long terme pour l'AST ?

Que l'AST retrouve la ligue d'Aquitaine, avec un maximum d'équipes du club, pour éviter le départ de beaucoup de joueurs. Ce serait une bonne chose.