L'interview de la semaine :

Jacques Escale, éducateur U6 / U9.

Ton parcours dans le foot ?


J'ai commencé à l'Elan boucalais vers 10/12 ans. On jouait aux Patronnages. J'ai aussi fait du basket et de la gym.. J'ai joué en scolaires jusqu'à l'armée, et très peu en seniors. Une fois en coupe de France contre Orthez. Sinon, en revenant de l'armée, j'avais un métier contraignant et j'ai arrêté.

J'ai rejoué plus tard en corpo avec la Sncf. Je jouais latéral, "à l'ancienne". J'adorais. Je marquais quelques buts, mais contre mon camp.


Tes qualités et défauts de joueurs ?


Mon point faible, c'était la technique ; et en mon point fort, j'avais la gnac.


Tes idoles de jeunes ?


C'était l'époque du Stade de Reims de Kopa. Puis est arrivé Saint Etienne avec Lopez et Piazza. J'adorais la technique de tacle de Christian Lopez. Saint Etienne m'a redonné le goût au foot. Aujourd'hui, j'aime bien Bordeaux.

Sinon, j'aime les bons défenseurs. J'adore Varane aujourd'hui. Il est exceptionnel, vu son âge.

Avec les petits, j'aime avoir des défenseurs qui tiennent la route.


Ton rôle à l'AST ?


J'ai débuté comme éducateur en 1990, à mon départ en retraite, à 50 ans. Je fais ma 25 éme année

en débutants. Ponctuellement, je suis allé en benjamins, mais sinon, je suis toujours resté en débutants.

J'ai également touché à tout. On avait relancé la buvette, j'ai fait les entrées payantes et j'ai longtemps participé à la commission d'animation. Je l'ai quitté suite à une altercation, ce que je regrette. On faisait beaucoup de boulot à l'époque ( 4 lotos, un méchoui, une anguillade...). Maintenant, je m'occupe des petits.


Tes objectifs ?


Me faire plaisir avec les gosses. C'est ma seule ambition. A mon âge, je veux me faire plaisir avec ces équipes.


Parles nous de tes bons et mauvais souvenirs ?


Le plus mauvais, c'est la façon dont j'ai quitté la commission d'animation. J'étais speed, on courait partout, il y avait la pression et j'ai disjoncté. C'est mon regret.

Les meilleurs, ce sont toutes les fêtes que nous avons organisé, les repas dansants... C'était du boulot, mais j'ai pris beaucoup de plaisir.


Combien de jeunes avez vous cette année en débutants ?


90 garçons, plus les féminines.C'est un record. Mais on arrive à saturation. Il faudrait 1 ou 2 éducateurs en plus. Un terrain supplémentaire également.


Que penses tu du développement du foot féminin ?


C'est très bien. Cela peut marcher. J'aime bien le foot féminin, tout comme le rugby féminin. J'aime le contact avec tous ces gosses. Des fois, ils me font crier, mais je les aime bien.